Grisha tome I de Leigh Bardugo et critique de l’adaptation sur Netflix

Il faut bien se lancer un jour, même si le train a quitté la gare depuis cent ans, voici enfin ma critique du tome I de la trilogie Grisha ! J’avais lu les bouquins dans une autre vie, avant même que ce soit connu par les amateurs de Fantasy et c’est avec plaisir que je retourne à Ravka.

ATTENTION JE COMPTE SPOILER A LA FOIS LE LIVRE ET LA SERIE !

Synopsis : Le royaume de la Ravka est maudit depuis des millénaires. Son destin repose désormais sur les épaules d’une orpheline. Alina a été recrutée par l’Armée pour accompagner les Grisha, de puissants magiciens qui luttent contre le brouillard maléfique qui déchire le pays. Quand son ami d’enfance frôle la mort lors de ce raid, Alina doit affronter ses peurs et sa destinée… Le monde des Grisha est dangereux et les pièges nombreux. À qui Alina pourra-t-elle accorder sa confiance, alors que la seule personne sur laquelle elle pouvait compter n’est plus en mesure de l’aider ?

Note : 5 sur 5.

Pour ceux qui débarquent, le Pays de Ravka est coupé en deux par le Shadowfold, une gigantesque nappe de brouillard dans lequel des créatures attendent patiemment de se mettre sous la dents quelques imprudents : les Volcras. D’un côté Ravka Est où siège le pouvoir à Os Alta et de l’autre Ravka Ouest quelque peu livré à lui-même (dit comme ça, ça paraît logique mais ça aura son importance dans l’avenir !) Fragilisé et divisé, le pays est cerné par ses ennemis : Fjerda au nord et Shu Han au sud (vous pouvez voir tout ça ci-dessous). L’autrice, Leigh Bardugo, s’inspire principalement de la culture russe, mais aussi scandinave, mongole voire chinoise, hollandaise. On a un univers riche, une source inépuisable en détails tous plus intéressants que les autres. Quelque part au cœur de la Vraie-Mer (la fausse étant le Fold) se trouve l’île de Kerch dont on suppose que Ketterdam est la capitale.

PETITE PARENTHESE : J’en parle rapidement parce qu’il s’agit là du lieu d’action d’une toute autre histoire : celle de Six Of Crows, duologie de l’autrice évoluant dans le même univers à une époque différente, avec des protagonistes différents également. L’histoire n’appartient en aucun cas à la trilogie Grisha mais je pose ça là car Netflix, en adaptant Grisha, a décidé d’intégrer Six Of Crows à l’intrigue. On va analyser ça plus tard !

Bon, pour me recentrer sur l’œuvre, on a deux orphelins amis depuis toujours. D’un côté Alina Starkov, carthographe et de l’autre Malyen Oretsev, traqueur talentueux. Ils font partie de la Première Armée, celle des simples soldats, la Seconde étant celle des Grishas aux puissants pouvoirs commandée par le Darkling (ses noms et surnoms sont variés et sans fin mais on va garder celui-ci hihi). Autant vous dire qu’on sait dés les premières pages qu’elle est follement et secrètement amoureuse de Mal depuis des lustres et sans qu’il ne s’en aperçoive.

Avant toute chose, qu’est-ce qu’un Grisha me demanderiez-vous ? Ils s’agit de personne pratiquant la Petite Science : nom donné à leurs pouvoirs car ce n’est pas de la magie, mais bien de la science que d’utiliser la matière environnante pour créer quelque chose. Ils portent des Keftas, des tenues qui résistent aux armes à feu. Chaque ordre des grishas porte un kefta d’une couleur spécifique. Les ordres sont les suivants :
-> Les Caporalki : Hauts gradés des grishas, il s’agit des fondeurs (ils peuvent détruire les organes internes) et soigneurs. Ils portent le kefta rouge.
-> Les Etherealki : Ordre des invocateurs comprenant les Hurleurs (manipulent l’air), les Inferni (feu) et les Faiseurs de marée (eau) portant ainsi le kefta bleu.
-> Les Materialki : Grishas parmi lesquels on retrouve les Durasts (manipulent les éléments solides comme le verre, le métal, le bois etc…) et les Alkemi (les éléments chimiques). Ils sont souvent peu distingués et appelés plutôt les Fabrikators. Ils portent quant à eux, le kefta violet.

Point élucidé, revenons à nos moutons ! Donc Alina et Mal ont toujours vécu ensemble, fusionnels, à l’orphelinat de Keramzin avant de faire leurs classes pour la Première Armée. L’histoire débute alors que les deux protagonistes sont envoyés dans le Fold pour une mission de ravitaillement à Ravka Ouest. Rapidement le skiff est attaqué par les Volcras et une explosion de lumière inonde le Fold tandis que Mal et Alina sont sauvagement blessés. Les survivants sont rapatriés à Kribirsk. Des témoins identifient Alina comme celle ayant provoqué ce phénomène lumineux. On l’emmène de force devant le général de la Seconde Armée : Le Darkling. OMG rien que de prononcer Darkling je suis tout émoustillé ! Chef absolu des grishas incroyablement charismatique et intimidant, il est aussi le plus puissant de tous en manipulant les Ombres. Son jugement est sans appel : Alina Starkov est une Invocatrice de Lumière, la seule et l’unique, celle qu’il attendait depuis si longtemps pour enfin détruire le Shadowfold.
Le Darkling, tout autoritaire qu’il est, la fait envoyer au Little Palace d’Os Alta pour sa sécurité, car désormais tous les ennemis de Ravka voudront sa mort. Elle est présentée au roi, fait la connaissance de nombreux grishas, se lie d’amitié notamment avec Genya et débute son apprentissage aux côtés de Botkin (pour le combat) un ancien mercenaire de Shu Han et Baghra (pour contrôler ses pouvoirs). A ce moment de l’histoire on a quelques longueurs pour apprendre le fonctionnement de la Court au Grand Palace, le temps également qu’Alina soit maitre de son talent. Elle n’a plus de nouvelles de Mal depuis qu’elle est devenue une grisha : s’en suit de profondes lamentations, moments de doutes, frustrations parce que ses pouvoirs déconnent… ouin ouin pauvre biche. Elle lui écrit mille et une lettres sans la moindre réponse jusqu’au jour où elle se détache enfin de cette emprise (pour une autre).
Le nœud de son estomac se dénoue, tout son potentiel se libère et elle se rapproche du Darkling. Il lui confie que son ancêtre l’Hérétique Noir a créé le Fold, qu’il subit en tant que descendant la peur de tous, la solitude, qu’il souhaite plus que tout réparer les erreurs de sa famille et ainsi sauver le monde. C’est précisément à ce moment là que je suis tombé amoureux de lui ! Une timide complicité s’installe entre eux deux, du désir également, des contacts physique en catimini jusqu’à la Fête de L’hiver.
Détail intéressant : Mal revient du nord de Ravka (ainsi que de Fjerda) où il était en mission pour le Darkling, à la recherche du fameux et mythique Cerf de Morozova dont les bois, selon la légende, seraient un amplificateur incroyablement puissant pour les pouvoir du grisha qui les porterait sur lui (pour que cela fonctionne, lui seul doit tuer la bête). On a une scène tragique du genre les deux ignorent à quel point ils se sont manqués, le fossé s’est creusé entre eux tout ça tout ça. Par la suite on a les mondanités de la Court lors de la fête… blablabla… démonstrations de grishas… blablabla (sérieux j’abrège de fou, ne croyez pas que j’ai détesté haha)… Soudain Baghra apparaît et on apprend que sa professeure n’est nulle autre que la mère de ce cher Darkling HASHTAG MOMENT DE CHOC. Elle apprend à Alina qu’il n’est pas l’homme qu’elle croit, qu’il est profondément mauvais, ambitieux, cruel, qu’il a créé le Fold pour se venger d’un roi il y a des siècles de cela, qu’il revenait sans cesse au royaume, se faisant passer pour un autre le temps de la trouver Elle : l’invocatrice de lumière.
Voilà les prémices de la fin. Notre héroïne s’enfuit du Little Palace comme une grande fille. Son plan : traverser le Shadowfold pour rejoindre l’est où elle sera plus en sécurité. Elle cache son identité et arpente les routes tandis que le Darkling met tout en œuvre pour la retrouver. Mal quant à lui déserte l’armée et se lance à la recherche de son amie disparue. Les deux se retrouvent et les plans changent : ils vont rejoindre le nord pour abattre le Cerf de Morozova afin d’obtenir l’amplificateur, et ainsi d’une pierre deux coups de détruire le Fold et le Darkling. Néanmoins rien ne se passe comme prévu car après de longues journées (semaines ? j’ai un léger trou de mémoire) dans le grand froid du nord, les deux amis / enfin amants trouve le cerf mais le Darkling surgit et l’abat. Alina est soumise à sa volonté puisqu’il contrôle désormais ses pouvoirs. Mal quant à lui est mis aux fers. Les manigances du Darkling sont couronnées de succès : grâce à ses pouvoirs combinés à ceux d’Alina, il va étendre le Fold sur les terres ennemies et ainsi montrer toute sa puissance au reste du monde. Plus personne n’osera s’attaquer aux grishas.
Bon j’ai véritablement synthétiser la chose, j’ai pas tout dévoilé de la fin non plus, mais tout cela va permettre de donner un avis détaillé !

“J’espère que vous ne me prenez pas pour un modèle de justice, Alina, parce que ce n’est vraiment pas ma spécialité.”

Il est temps de vous dire ce que j’en ai pensé ! C’est une entrée remarquable dans le Grishaverse. J’ai adoré du début à la fin. Le style d’écriture de Leigh Bardugo est accessible à tous bien qu’efficace. Aucune fioriture, les longueurs sont supportables car il faut bien qu’on ait des précisions quant à ce vaste univers. Ainsi grâce à son imagination florissante, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Les descriptions de lieux et de personnages sont éloquentes, à tel point qu’en fermant subrepticement les yeux je vois Ravka, j’imagine les grishas et leur kefta, le dédale de ces couloirs à la richesse nauséabonde. Il y a absolument tout ce que j’aime dans la Fantasy : des pouvoirs magiques (d’ailleurs j’adore cette idée qu’il s’agit plutôt d’une science en manipulant la matière qui nous entoure, c’est vraiment ingénieux !), des créatures terrifiantes et des ténèbres, une amitié qui vire à l’amour ainsi que du désir entre deux ennemis, des intrigues de cour royale, des révélations surprenantes qui tombent en cascades. Dès les premières lignes j’ai été pris dans une course folle, sans me douter une minute de ce qu’il allait se passer, avec notamment une fin de premier tome bluffante !

Les points forts de ce Tome I :
– Le Darkling est clairement le personnage le plus attrayant, et je peux vous dire d’ores et déjà que j’aimerais bien jouer dans le noir avec ce Général hihi. Que voulez-vous je suis comme tout le monde, j’adore ces personnages sombres, torturés, parfois cruels mais si désirables. ILS SONT MA CAME BORDEL ! Sa relation avec Alina Starkov est prenante, on se prend à rêver. On aime, on déteste, on est ravagé par les flammes.
La géographie de Ravka est passionnante. J’adore d’ailleurs les cartes dans les romans Fantasy, j’y voue un culte ! La façon dont Leigh Bardugo a pondu cette map, sortie de sa tête, est magnifique !
– J’entends beaucoup de mauvaises impressions sur Malyen mais personnellement je l’aime beaucoup. Il est doux, fort, courageux, un côté râleur dans lequel je m’identifie bien (haha) et sa dévotion envers Alina est attrayante. Après des décennies, il la voit enfin et est prêt à se battre pour cette amour (et vice-versa). Il la rend supportable et désirable !
– Pour ce qui est de mon attachement envers les personnages : j’apprécie beaucoup Genya. J’aime son humour et sa répartie, son amitié avec Alina et sa douceur envers elle. Les ragots, ses yeux qui voient beaucoup de choses dans la Cour, son talent unique en étant la seule façonneuse d’Os Alta. J’aime aussi sa psychologie, ses défauts et sa trahison, car parfois pour se sauver il faut en arriver là, quitte à planter ses amis. Botkin me fait rire à chacune de ses répliques car j’imagine son accent aussi. Baghra est à la fois hilarante avec ses coups de bâtons et terrifiante car elle sait énormément de choses.
– L’autrice a un talent pour rendre antipathique certains personnages comme L’Apparat dont je n’ai pas encore parlé, pour préserver un peu l’histoire. Il est bien dépeint dans le rôle de personnage miteux, sournois et avide de pouvoir (il me fait carrément penser au mestre Qyburn dans Game of Thrones). Le roi Alexander III de Ravka et la reine sont aussi des caricatures de la Cour. Lui indolent, méprisable et sans la moindre gloire, elle, narcissique, superficielle et sans respect pour autrui. Cela reste des clichés de la fantasy mais c’est efficace et pas un seul instant ennuyeux.
L’originalité des mythes notamment celui du Cerf de Morozovar. D’ailleurs l’originalité globale de cet univers.

Les points faibles :
– Le triangle amoureux entre Alina, Malyen et le Darkling n’est pas encore lassant mais ça va le devenir j’imagine bien.
– Si les intrigues de Cour m’intéressent, ici je trouve que l’autrice n’a pas poussé assez loin les petits secrets et anecdotes. J’aurais aimé en savoir plus mais ça n’engage que moi.
– Zoya car pour l’heure c’est une sale petite connasse !
– La narration en « je » et que ce soit la voix d’Alina. Je ne la trouve pas assez intéressante.

“Le problème avec le désir, c’est qu’il nous rend faibles”

Je suis absolument fan du Grishaverse, ça se dévore d’une traite et c’est passionnant. Cette saga entre désormais dans le panthéon de mes préférées !

CRITIQUE DE LA SERIE :
J’en viens alors à la série adaptée sur Netflix par Eric Heisserer et autant dire que mes attentes étaient à un niveau stratosphérique. Attention je romps de suite le suspens et c’est une réussite, je l’ai dévoré dès sa sortie dans la journée ! débutée à 9h, terminée à 21h. A l’instar du bouquin le rythme est absorbant, j’ai été happé dans un train à l’allure infernale. Les évènements s’enchevêtrent, s’emboitent parfaitement et la trame générale de Grisha est respectée ! Le réalisateur (avec l’aide de Leigh Bardugo) a pris la décision d’intégrer Six Of Crows à Grisha et j’avoue que sur ce point je suis mitigé. Je vais développer ceci plus bas.

Les points forts :
– Le pari était risqué car en série, la fantasy ça passe ou ça casse. Visuellement c’est une pépite. Les effets spéciaux ne sont pas lourds, les paysages sont tels que je l’imaginais, et l’ambiance baignant entre la lumière et les ténèbres est terriblement esthétique. Les costumes sont aussi époustouflants !
– Le casting est PARFAIT BORDEL, ils ont tous leur place dans ce show et offrent des prestations crédibles et merveilleuses ! Ben Barnes est un magnifique Darkling, il répond à toutes mes attentes dans sa manière de rendre hommage au personnage, si bien qu’on penserait que ce rôle a été écrit pour lui. Il a su lui donner vie, avec sa prestance, ses manières nobles et froides, son regard pouvant être cruel et d’une douceur d’agneau. JE FONDS AAAAAAAAAAAAAH !!! Vous savez que je mâche jamais mes mots et c’est peu dire que ce personnage est un véritable coup de maitre et de cœur ! Pour les autres, ils ont également beaucoup de talent, je suis tombé amoureux du trio Kaz / Inej / Jesper tiré de Six Of Crows. On s’attache rapidement à eux, on veut en savoir plus sur leur passé, chose qui rejoint la liste de mes attentes pour la suite de la série ! Le duo Nina et Matthias c’est le genre de relation que j’adore, passant inlassablement d’ennemis à amis / amants ! Je les ai trouvés à la fois hilarants et touchants, comme tous ceux de Six Of Crows d’ailleurs.
L’ambiance de Ketterdam est telle que je l’imagine. J’adore ce mélange de banditisme et de fantasy. Des voleurs, des catins, des ruelles pavées sombres et étroites, de la pluie et des allures un peu victoriennes. C’était un plaisir visuel !
– La narration en « je » de Grisha pose certaines limites et beaucoup de détails passent à la trappe, notamment les manigances du général Zlatan à Ravka Ouest. Voir ça à l’écran était un bonus appréciable !

Les points faibles :
– Si dans le roman le triangle amoureux mais pas vraiment est supportable, il l’est moins à l’écran. C’en devient rapidement surfait et cliché !
Pour en revenir à l’intégration de Six Of Crows à l’intrigue de Grisha, j’avoue être perplexe et mitigé. Mon avis n’engage que moi mais je trouve que la seule utilité qui en découle est d’apporter un peu plus d’action et de dynamisme à l’histoire. Rien de plus. Le premier tome de Grisha est une mise en place avec beaucoup de détails qui, à l’écran, pourraient ennuyer le spectateur, donc je comprends qu’on puisse vouloir embellir l’intrigue. Par exemple pendant quelques épisodes la partie Six Of Crows avec le trio Kaz / Inej / Jesper participent activement à l’intrigue puis avec l’échec du kidnapping d’Alina plus rien d’intéressant jusqu’au final de la saison. D’où mon questionnement sur l’efficacité. J’aurais préféré un spin-off plutôt que ça. Comme les livres j’aime que ce soit deux histoires distinctes. D’autant plus que la chronologie est bouleversée car deux ans séparent ces deux histoires ! J’ai pas encore lu Six Of Crows mais j’ai hâte de découvrir l’histoire telle qu’elle est véritablement.
Parfois je comprends pas les scénaristes qui changent d’infimes détails ne changeant rien à l’histoire. Pourquoi ne pas laisser telle que c’est indiqué dans le livre ? Par exemple, dans le livre Mal et Alina sont testés négativement, on apprend par la suite que la peur de perdre Mal, si Alina devenait une grisha, était si forte qu’elle en a refoulé profondément sa nature. C’est une belle preuve d’amour or dans le film, ils en rajoutent une couche en disant qu’il ont fui le test pour finalement être testé plus tard. Je comprends pas l’utilité encore !
– Pourquoi faut-il toujours que le roi soit gros ? Dans le livre Alexander III n’est pas gros bordel. Cessez d’abuser de ce cliché du gros roi fainéant qui se tape des grosses colères imprévisibles genre Robert Barathéon !!

Quoiqu’il en soit, même si j’émets quelques critiques négatives j’ai véritablement adoré cette adaptation. J’aurais aimé qu’ils séparent l’histoire de Six Of Crows et qu’ils en respectent l’intrigue aussi mais malgré cela, c’est crédible ; ça aurait pu en être ainsi dans une toute autre version du livre.

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